Comment promouvoir l’entrepreneuriat féminin ?

l'entrepreuriat féminin en France

Plus de 995 000 entreprises ont été créées en France en 2021. C’est une année qui a marqué un record en matière de création juridiques d’entreprises. En 2022, ce sont plus de 90.000 entreprises qui ont vu le jour. Une progression de 3.1% sur le nombre total de créations d’entreprises au mois de janvier 2022.

Cependant, en matière de créations d’entreprises, les femmes sont moins nombreuses à sauter le pas. En 2021, selon le baromètre infogreffe, 32.3% des femmes ont créé des entreprises en France sur l’ensemble des 611.000 entreprises immatriculées. Des chiffres qui restent sans véritable changement depuis 2019. (32.1% en 2020 et 32.5 % en 2019).

Mais face à de tels chiffres quasi stables, qu’est ce qui peut expliquer ce frein ou alors cette stagnation dans la création des entreprises chez les femmes ? Nous apportons des éléments de réponse dans cet article.

 

Sommaire

 

1- Les freins à la création d’entreprise chez les femmes 

Parmi les freins à la création d’entreprise chez les femmes, il y a :

  • Le syndrome de l’imposture 

Par manque de confiance ou à cause de certains complexes, les femmes osent moins. Elles doutent de leur légitimité à pouvoir diriger une entreprise tout comme les hommes. Parfois face à des succès, elles se disent que c’est un coup de chance. Elles doutent de leurs compétences. A cause de cela, face aux formalités exigées lors de la création d’une entreprise, les femmes hésitent beaucoup plus par rapport aux hommes.

  • Un déséquilibre entre la vie de dirigeante et la vie familiale 

D’après une étude réalisée par BpiFrance, les dirigeantes sont davantage confrontées à une porosité entre leurs vies professionnelles et personnelles. La gestion du quotidien familial peut s’avérer plus pesante pour les cheffes d’entreprise. En effet, “39 % des dirigeantes de PME-ETI doivent piloter leur entreprise la journée et gérer la vie de famille avant et après leurs horaires de bureau alors que cette double charge ne concerne que 10% des dirigeants hommes”, révèle l’étude.

Ces freins, potentiellement décourageants pour des entrepreneuses, se traduisent par des chiffres concrets au niveau européen.

Dans un rapport de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) et de l’Union européenne, il pourrait y avoir neuf millions de créateurs d’entreprises supplémentaires en Europe. Parmi la pénurie d’entrepreneurs constatée, on estime que 75% des entrepreneurs « manquants » sont des femmes. Des progrès restent donc à fournir dans les années à venir.

2- Quels statuts d’entreprises intéressent les femmes ?

 

Parmi les différents statuts juridiques, le baromètre infogreffe observe que plus de 40 % des femmes qui ont créé leurs entreprises ont choisi le statut de Société Civile Immobilière (SCI).  Elles se consacrent ainsi à la gestion des biens immobiliers. Les femmes représentent 28 % en entreprise individuelle (EI), 25 % en Société à responsabilité limitée (SARL) et 23 % en Société par Actions Simplifiée (SAS).

SAS. Avec les régions Bretagne et Normandie, c’est la région de l’Ouest qui est en tête de classement.

3- Comment encourager l’entrepreneuriat féminin ? 

 

Valoriser l’entrepreneuriat féminin

Pour encourager les femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat, il faudrait commencer à mettre en avant les femmes entrepreneures qui ont réussi. Cela serait un moyen d’encourager celles qui ont peur ou qui ne se sentent pas légitimes. En valorisant les femmes qui ont choisi le même chemin, cela aidera d’autres femmes à gagner en confiance. Il faudrait présenter les femmes qui osent dans les différents secteurs.

Donnez plus d’accès au crédit.

Lorsqu’on décide de créer son entreprise, la question du financement s’impose. L’argent devient le centre des préoccupations. Or, cela ne devrait pas être un frein. Des aides pour la création, la reprise d’entreprise ou encore le développement d’entreprise existent.  Ces aides devraient être plus accessibles pour les femmes.

Par ailleurs, la garantie « Égalité Femmes » mise en place par l’État permet ainsi aux femmes entrepreneures d’accéder au crédit bancaire plus facilement. Quel que soit le statut juridique de l’entreprise, cette aide est accessible à toute entrepreneure de tout secteur d’activité. Elle garantit des prêts allant jusqu’à 50 000 € (cf. association France Active).

Éliminer les aprioris sur les métiers “masculins”

De nombreuses femmes continuent d’être complexées par certains domaines d’activités qu’elles trouvent réservés aux hommes. Par conséquent, il n’existe quasiment pas de femmes. Or, cela ne devrait plus être le cas en 2022. Cette prise de conscience devrait être inculquée chez les jeunes au moment de leur orientation scolaire. Une sensibilisation devrait être faite sur l’égalité des genres en matière d’entrepreneuriat. Par ailleurs, pour mieux promouvoir l’entrepreneuriat féminin, des rencontres et des échanges ne sont pas à négliger.

4- Que faut-il retenir ?

En bref, les chiffres révèlent qu’en France, l’entrepreneuriat féminin existe mais il n’a pas beaucoup évolué depuis 2019. Les femmes créent moins d’entreprises que les hommes. Parmi les raisons qui expliquent cela, l’on trouve le syndrôme de l’imposteur. Les femmes n’ont pas assez confiance. Ainsi face à ces freins, Tbp entrepreneurs recommande des rencontres entre femmes et la promotion de celles qui osent créer des entreprises afin d’en inspirer d’autres femmes.

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